Liste noire : une compagnie de plus, deux de moins

La Commission européenne a mis à jour sa liste noire des compagnies aériennes interdites dans l’UE : Avior Airlines au Venezuela vient rejoindre la liste qui en compte 178, mais Mustique Airways (Saint Vincent) et Urga (Ukraine) n’y figurent plus.

La liste noire mise à jour le 30 novembre 2017 par la Commission énumère les transporteurs aériens non européens faisant l’objet d’une interdiction ou de restrictions d’exploitation dans l’Union européenne car ils ne respectent pas les normes internationales de sécurité. La constitution de cette liste des compagnies aériennes interdites dans l’UE « vise à procurer aux citoyens européens le plus haut niveau possible de sécurité aérienne, ce qui constitue une priorité absolue de la stratégie de l’aviation » de la Commission. Avior Airlines (certifiée au Venezuela) est ajoutée à la liste « parce qu’elle n’a pas remédié à des manquements en matière de sécurité que l’AESA avait décelés au cours de l’évaluation de sa demande d’autorisation d’exploitant de pays tiers ». Au contraire, Mustique Airways et Aviation Company Urga, certifiées respectivement à Saint-Vincent-et-les-Grenadines et en Ukraine, « ont enregistré des progrès en matière de sécurité » depuis leur ajout à la liste des compagnies interdites dans l’UE en mai 2017 : ces progrès permettent à présent de les retirer de la liste.

Par suite de la mise à jour effectuée aujourd’hui, 178 compagnies aériennes au total font l’objet d’une interdiction d’exploitation dans l’Union européenne:

*172 compagnies aériennes certifiées dans 16 pays, en raison d’un manque de surveillance en matière de sécurité de la part des autorités de l’aviation de ces pays (Afghanistan, Angola à l’exception d’une compagnie est soumise à des conditions et à des restrictions d’exploitation), République du Congo, Djibouti, Érythrée, Gabon (à l’exception de deux compagnies aériennes, qui sont soumises à des conditions et à des restrictions d’exploitation), Guinée équatoriale, Indonésie (à l’exception de sept compagnies aériennes), République kirghize, Liberia, Libye, Népal, République démocratique du Congo, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone et Soudan) ;

*six compagnies, en raison de préoccupations en matière de sécurité concernant les compagnies elles-mêmes: Avior Airlines (Venezuela), Iran Aseman Airlines (Iran), Iraqi Airways (Iraq), Blue Wing Airlines (Suriname), Med-View Airlines (Nigeria) et Air Zimbabwe (Zimbabwe).

Six autres compagnies font l’objet de restrictions d’exploitation et ne peuvent effectuer de vols à destination de l’UE que si elles utilisent des types d’aéronefs particuliers: Afrijet et Nouvelle Air Affaires SN2AG (Gabon), Air Koryo (République populaire démocratique de Corée), Air Service Comores (Comores), Iran Air (Iran) et TAAG Angola Airlines (Angola).

Violeta Bulc, commissaire européenne responsable des transports, a déclaré dans un communiqué : « Notre objectif est d’offrir le plus haut niveau de sécurité dans le ciel européen. La liste des compagnies aériennes interdites dans l’UE reste l’un de nos outils les plus efficaces pour y parvenir. Nous démontrons aujourd’hui qu’avec notre aide, une compagnie aérienne peut être retirée rapidement de la liste à partir du moment où elle résout ses problèmes de sécurité. Le travail paie, et j’espère que l’exemple de Mustique Airways et d’Urga inspirera d’autres compagnies ». La Commission rappelle que la liste noire n’a pas uniquement pour objet de maintenir des niveaux de sécurité élevés dans l’UE, elle contribue également à aider les compagnies aériennes et les pays concernés à améliorer leurs niveaux de sécurité dans le but ultime de ne plus figurer sur la liste. Elle est, en outre, devenue « un outil majeur de prévention, car elle incite les pays ayant des déficiences en matière de sécurité à y remédier avant d’être frappés d’une interdiction ».

La mise à jour de la liste effectuée aujourd’hui est fondée sur l’avis unanime des experts en matière de sécurité aérienne des États membres, qui se sont réunis du 13 au 15 novembre au sein du Comité de la sécurité aérienne de l’UE. Ce comité est présidé par la Commission européenne, assistée de l’AESA. La mise à jour a également reçu le soutien de la commission des transports du Parlement européen. Les évaluations portent sur le respect des normes internationales de sécurité, notamment les normes adoptées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

La Commission « est constamment en quête de solutions pour améliorer la sécurité aérienne. Travailler avec les autorités de l’aviation du monde entier pour renforcer les normes en matière de sécurité au niveau mondial est l’un des moyens d’y parvenir. Dans cette perspective, l’AESA met donc en œuvre des projets de coopération technique avec des pays et des régions partenaires. L’un d’eux est le projet ATA-AC («Amélioration du transport aérien en Afrique centrale»), dans le cadre duquel l’AESA travaille avec un certain nombre d’États africains sur plusieurs aspects de la sécurité aérienne. De plus amples informations sur les projets de coopération technique sont disponibles ici ». 08h00 par François Duclos dans Actualité/air-journal.fr

 

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